ALIMENTATION DU NOURRISSON ET DE L'ENFANT EN BAS AGE



ALIMENTATION DU NOURRISSON ET DE L'ENFANT EN BAS AGE

  1. De la naissance jusqu’à 4 à 6 mois : alimentation lactée
  2. 4 – 6 mois
  3. 5 – 7 mois
  4. 6 - 8 mois
  5. 9 à 12 mois
  6. Au-delà de un an : alimentation diversifiée
  7. Vitamine D, Fluor et Vitamine K

    Ce texte est l'intégrale des recommandations officielles. En "italique" vous trouverez mes commentaires personnels, qui restent dans "le moule".

    L’alimentation a un rôle nutritionnel, bien sûr, (assurer une croissance harmonieuse sur le plan quantitatif et qualitatif) mais aussi affectif, social et hédonique (il faut se faire plaisir en mangeant!)

    Les goûts alimentaires, les préférences et les aversions, sont appris (même si des réflexes innés sont présents à la naissance, déterminant l’acceptation de solutions sucrées et le rejet de solutions amères).

    La familiarité avec un aliment favorise l’acceptation de cet aliment par l’enfant. La familiarité avec un grand nombre d’aliments favorise donc l’acceptation d’un régime varié (si l’enfant refuse un aliment, n’insistez pas mais proposez lui régulièrement).

    Les enfants sont souvent de bons “régulateurs” adaptant leur consommation énergétique à leurs besoins qui varient énormément d’un individu à l’autre et d’un jour à l’autre pour le même individu..
    Cependant ils risquent de perdre cette capacité, contraints par des injonctions irrationnelles : “finis ton assiette”, “mange les légumes et tu auras du dessert”, etc..
    Compte tenu de l’importance des composantes émotionneles en jeu dans les conduites alimentaires, obliger ou forcer un enfant risque d’aboutir à un véritable conflit autour de l’assiette. Beaucoup de troubles du sommeil (et alimentaires) sont la conséquence d’une organisation alimentaire trop rigide.

    Un enfant de 4 mois est capable d’avaler à peu près n’importe quoi. Si vous lui proposer un chou à la crème, il va surement l’aimer, n’aura probablement ni diarrhée ni vomissements, et ne sera pas recouvert de boutons. On dira “il aime ça et le tolère bien !).
    Mais si votre enfant a de l’eczéma, devient obèse à 5 ans, a de l’athérosclérose à 20 ans, de l’ostéoporose à 50 ans, est hypertendu, voire même atteint d’un cancer, qu’elle aura été la responsabilité de cette alimentation des premières années de vie? Ces faits ont été bien établis.


    La seule référence que vous devez avoir est le guide officiel du PNNS (programme national nutrition santé). Il a été réalisé par les spécialistes français de nutrition infantile. Si je ne vous l'ai pas donné, demandez le moi.

DE LA NAISSANCE À 4 À 6 MOIS: ALIMENTATION LACTÉE

C’est la période de l’alimentation lactée exclusive, jusqu’à la diversification alimentaire. Le début de la diversification ne doit jamais se situer avant 4 mois et si possible pas au-delà de 6 mois.
Le lait maternel reste le meilleur choix pour l’alimentation du nourrisson :
Il peut être exclusif jusqu’à 6 mois, puis représenter l’apport lacté de la diversification.
Les laits infantiles seront utilisés en l’absence d’allaitement maternel, ou en complément de celui-ci, leur terminologie a évolué :
de la naissance jusqu’à 4 à 6 mois : laits 1er âge = laits ou préparations pour nourrisson
de 4 à 6 mois jusqu’à 12 mois : laits 2e âge = laits ou préparations de suite
(ces laits, riches en protéines, sont à utiliser quand la diversification est déjà bien instaurée. Quand votre enfant aura déjà l'équivalent d'un ou deux repas autre que lacté.) de 10 à 12 mois jusqu’à 3 ans ou plus : laits de croissance = préparations pour enfant en bas âge

1er mois (de la naissance à 1 mois)
Allaitement maternel
ou 6 biberons : 90 ml d’eau faiblement minéralisée + 3 mesures arasées de lait 1er âge
ou 6 biberons : 120 ml d’eau faiblement minéralisée + 4 mesures arasées de lait 1er âge

2° mois (de 1 mois à 2 mois)
Allaitement maternel
ou 6 biberons : 120 ml d’eau faiblement minéralisée + 4 mesures arasées de lait 1er âge
ou 5 biberons : 150 ml d’eau faiblement minéralisée + 5 mesures arasées de lait 1er âge

3° mois (de 2 mois à 3 mois)
Allaitement maternel
ou 5 biberons : 150 ml d’eau faiblement minéralisée + 5 mesures arasées de lait 1er âge

4° mois (de 3 mois à 4 mois)
Allaitement maternel
ou 5 biberons : 150 ml d’eau faiblement minéralisée + 5 mesures arasées de lait 1er âge
ou 4 biberons : 180 ml d’eau faiblement minéralisée + 6 mesures arasées de lait 1er âge

Le volume proposé pour chaque biberon peut être adapté en plus ou en moins selon l'appétit de l'enfant, en restant dans des limites raisonnables (30 ml d'eau + 1 mesure de lait), et en tenant compte de la variabilité de l’appétit de l’enfant d’un repas à l’autre et d’un jour à l’autre.
Ces volumes proposés ne sont que des exemples ! pensez au bébé allaité par sa mère, connaissez-vous la quantité qu'il prend à chaque tétée?

Ne jamais forcer l'enfant à terminer son biberon.

L'enfant doit évacuer sous forme de rots l'air dégluti au cours de la tétée, lors de pauses pendant la tétée, et après celle-ci. La durée d’une tétée est variable, tout en évitant de dépasser 45 minutes.

Laisser environ 3 heures entre chaque biberon, tout en respectant le rythme du bébé : il ne faut pas être trop strict dans les horaires des repas, et essayer autant que possible de ne pas réveiller l’enfant.

Proposer uniquement de l’eau faiblement minéralisée (sans sucre) entre les biberons, si l'enfant le réclame. S’il refuse l’eau, ce n’est pas parce qu’il n’aime pas l’eau, mais parce qu’il n’en a pas besoin à ce moment là.

Ne pas donner de jus de fruits avant l’âge de 6 mois, et éviter les farines avant l’âge de 4 mois.

DE 4 À 6 MOIS

Allaitement maternel ou
4 biberons : 210 ml d’eau faiblement minéralisée + 7 mesures arasées de lait 2e âge (ou 5 biberons : 180 ml d’eau + 6 mesures arasées de lait 2e âge)
Le volume proposé pour chaque biberon peut être adapté en plus ou en moins selon l'appétit de l'enfant, en restant dans des limites raisonnables (30 ml d'eau + 1 mesure de lait).
Ces volumes proposés ne sont que des exemples ! pensez au bébé allaité par sa mère, connaissez-vous la quantité qu'il prend à chaque tétée?

A midi il est possible de commencer progressivement les légumes :
Il n’y a pas d’urgence à commencer les légumes dès le 5e mois, et l’on peut parfaitement attendre l’âge de 5 ou 6 mois révolus
Faire cuire une soupe de légumes, (sans ajouter de sel) et remplacer l’eau de l’un des biberons de lait (habituellement celui de midi) par le bouillon de légumes (210 g. de bouillon + 7 mesures de lait). Les jours suivants, ajouter progressivement les légumes mixés, en diminuant légèrement la quantité de poudre de lait, afin d’arriver au bout de 2 semaines à un biberon de soupe épaisse ne contenant plus que 5 mesures de lait.
Il est aussi possible d’ajouter un peu de légumes d’un “ petit pot ” dans l’un des biberons de lait (habituellement celui de midi), un peu plus chaque jour, en diminuant légèrement la quantité de poudre de lait, afin d’arriver au bout de 2 semaines à un biberon de soupe épaisse ne contenant plus que 5 mesures de lait (150 ml d’eau + 5 mesures de lait + 1 petit pot de légumes de 130 grammes).
Enfin, Il est possible de débuter progressivement les légumes directement à la cuillère en complément du biberon de lait ou de la tétée.
C'est cette dernière solution que je conseille afin d' apprendre à bébé la différence entre le lait et les autres aliments; s'il refuse la cuiller, mettez alors la purée dans le biberon de lait.

Légumes utilisables du 5e au 10e mois :
La pomme de terre en petite quantité peut servir de liant.
Il est préférable de proposer un seul légume "vert" par jour (en plus des pommes de terre) afin que l’enfant apprenne le goût particulier de chaque légume.
Parmi les légumes "verts" il est possible d’utiliser : carottes, haricots verts, épinards, courgettes (épépinées et sans peau), poireaux (blanc), potirons. Les bettes et les endives peuvent être utilisées en quantité limitée, sous forme de légumes jeunes pour limiter l’apport de fibres. Les petits pois peuvent être utilisés seulement s’ils sont extra fins, et en faible quantité.
Limiter la quantité de carottes en cas de constipation.
Eviter les légumes “ à goût fort ”, ou à risque allergique marqué, ou trop riches en fibres : choux, raves, navets, oignons, poireaux (vert), céleris, petits pois, tomates, salsifis, cardons, artichauts, poivrons, aubergines, persil.
Il est possible d’utiliser des légumes surgelés dont la qualité est au moins égale à celle des “ produits frais ” de la grande distribution.Une "astuce": si vous faites vous même les purées, vous pouvez la surgeler dans un sac à glaçons, vous n'aurez alors qu'à décongeler le nombre de "glaçons" désirés.
Les légumes du potager familial restent une bonne solution, à condition que leur culture soit réalisée en limitant l’usage des pesticides et des engrais, volontiers utilisés en culture domestique, et que leur durée de conservation soit limitée.

Lorsque la soupe devient épaisse, il faut utiliser une tétine 2e âge, ou agrandir la fente d’une tétine 1er âge.

A midi, ou en complément du biberon de l’après-midi, 15 jours après le début des légumes, il est possible de commencer les compotes de fruits “ maison ” en utilisant des fruits bien mûrs, cuits et mixés, sans sucre ajouté si possible, ou les “ petits pots ” de fruits (si l’on commence les fruits en même temps que les légumes, l’enfant risque de préférer le goût sucré et de refuser les légumes)
L’introduction de certains fruits, comme le kiwi, parfois responsables de réactions allergiques peut être reportée au-delà de l’âge de 1 an.

Il est préférable de proposer un seul fruit par jour afin que l’enfant apprenne le goût particulier de chaque fruit.

Il est nécessaire de respecter les goûts et l’appétit de l’enfant.

Il est possible d’ajouter 2 cuillères à café de farine 1er âge sans gluten dans le biberon du soir

DE 5 À 7 MOIS

Allaitement maternel ou
un biberon de lait 2e âge (voir plus haut) de 240 ml (8 mesures), cette ration peut être adaptée en plus ou en moins selon l'appétit de l'enfant, en restant dans des limites raisonnables (30 ml d'eau + 1 mesure de lait) ou 250 ml de lait 2e âge liquide.
Il est possible d’ajouter 1 cuillère à soupe de “ farines ” ou “ céréales ” 1er âge (sans gluten) dans ce biberon.

A midi : un repas mixé à la cuillère, ou dilué dans un biberon

1/ soit une purée de légumes “ maison ” : (sans adjonction de sel)
Légumes utilisables du 5e au 10e mois (cf. conseils 5e mois)
avec 10 à 20 g. de viande(en évitant les abats, et la charcuterie à l’exception du jambon cuit découenné), soit 2 à 4 cuillères à café de viande mixée.

et une compote de fruits “ maison ” en utilisant des fruits bien mûrs, cuits et mixés, sans sucre ajouté si possible. L’introduction de certains fruits, comme le kiwi, parfois responsables de réactions allergiques peut être reportée au-delà de l’âge de 1 an.
Il est préférable de proposer un seul fruit par jour afin que l’enfant apprenne le goût particulier de chaque fruit.

2/ soit un “ petit pot ” de 130 g. légumes-viande et un “ petit pot ” de 130 g. de fruits. (le poids des petits pots n’est pas la référence des quantités proposées : il n’y a donc aucune obligation de terminer le pot)

Il est nécessaire de respecter les goûts et l’appétit de l’enfant.

A 16 heures

Allaitement maternel
ou un biberon de lait 2e âge de 240 ml (8 mesures) cette ration peut être adaptée en plus ou en moins selon l'appétit de l'enfant, en restant dans des limites raisonnables (30 ml d'eau + 1 mesure de lait)
ou 250 ml de lait 2e âge liquide.
ou 1 laitage “ bébé ” : yaourt, petits suisses, spéciaux « bébé », (les laitages « bébé » sont préférables aux autres laitages car leur teneur en protéines est réduite, et ils sont enrichis en fer, acides gras essentiels et vitamines) complété éventuellement par un demi-biberon de lait : 120 ml (4 mes.) ou 150 ml (5 mes.)
(Il est possible d’échanger le laitage de 16 heures avec la compote de midi.)

Le soir

soit : Allaitement maternel
soit : un biberon de lait avec 1 cuillère à soupe de farine ou céréales 1er âge (sans gluten)
soit : un biberon de soupe avec 5 mesures de lait

et, éventuellement, une compote de fruits

DE 6 À 8 MOIS

le matin

Allaitement maternel ou
- un biberon de lait 2e âge de 240 ml (8 mesures), cette ration peut être adaptée en plus ou en moins selon l'appétit de l'enfant, en restant dans des limites raisonnables (30 ml d'eau + 1 mesure de lait)
- ou 250 ml de lait 2e âge liquide.
Il est possible d’ajouter 1 à 2 cuillères à soupe de “ farines ” ou “ céréales ” 2e âge (avec gluten) dans ce biberon.

Un peu de jus de fruits peut être proposé dans la matinée : 100% jus de fruits sans sucre ajouté, ou jus de fruits fraîchement pressés.

A midi : un repas mixé à la cuillère, ou dilué dans un biberon

1/ soit une purée de légumes “ maison ” : (sans adjonction de sel)
Légumes utilisables du 5e au 10e mois (cf. conseils 5e mois)
Il est conseillé d’ajouter une noisette de beurre cru ou une cuillère à café d’huile végétale crue dans les légumes :
- soit en alternance : colza, tournesol, noix, soja, maïs, olive, etc.,
- soit un mélange d’huiles végétales.
avec 20 g. de viande (en évitant les abats, et la charcuterie à l’exception du jambon cuit découenné), soit 4 cuillères à café de viande mixée
ou 20 g. de poisson (frais ou surgelé, non pané), soit 4 cuillères à café de poisson mixé
ou jaune d’œuf cuit dur.

et un dessert de fruits crus en utilisant des fruits bien mûrs écrasés ou mixés sans sucre ajouté si possible.
Il est préférable de proposer un seul fruit par jour afin que l’enfant apprenne le goût particulier de chaque fruit.
L’introduction de certains fruits, comme le kiwi, parfois responsables de réactions allergiques peut être reportée au-delà de l’âge de 1 an.

2/ soit un “ petit pot ” de 200 g. légumes-viande, ou légumes-poisson et un “petit pot ” de 130 g. de fruits.

Il est nécessaire de respecter les goûts et l’appétit de l’enfant.

A 16 heures :1 laitage “ bébé ” (yaourt, petits suisses, crème dessert, spéciaux « bébé »),
les laitages « bébé » sont préférables aux autres laitages car leur teneur en protéines est réduite, et ils sont enrichis en fer, acides gras essentiels et vitamines.

complété éventuellement par un biscuit (boudoir, biscuit à la cuillère, langue de chat, ) ou une croûte de pain

Le soir

soit : Allaitement maternel

soit un biberon de lait avec 1 à 2 cuillères à soupe de “ farine ” ou “ céréales ” 2e âge (avec gluten)

soit un biberon de soupe avec 5 mesures de lait,
soit une purée de légumes à la cuillère suivie d’un biberon de 150 ml de lait (5 mes.)

(Il est possible d’ajouter un peu de fromage râpé dans les légumes)

et une compote de fruits “ maison ” en utilisant des fruits bien mûrs, cuits et mixés, sans sucre ajouté si possible ou un “ petit pot ” de fruits.

DE 9 À 12 MOIS

le matin

- Allaitement maternel ou
- un biberon de lait 2e âge de 240 ml (8 mesures), ou 250 ml de lait 2e âge liquide.
Il est possible d’ajouter 1 à 2 cuillères à soupe de “ farines ” ou “ céréales ” 2e âge (avec gluten), éventuellement cacaotées, dans ce biberon.

Un peu de jus de fruits peut être proposé dans la matinée.

A midi :

1/ soit une purée de légumes “ maison ” : (sans adjonction de sel)
La pomme de terre en petite quantité peut servir de liant. Il est préférable de proposer un seul légume "vert" par jour (en plus des pommes de terre) afin que l’enfant apprenne le goût particulier de chaque légume. Parmi les légumes "verts" il est possible d’utiliser : carottes, haricots verts, épinards, courgettes (épépinées et sans peau), bettes, endives, poireaux (blanc), potirons, tomates (pulpe), artichauts, aubergines, petits pois, céleris, choux-fleurs, brocolis, poivrons, cardons, fenouils, persil, betteraves rouges.
Limiter la quantité de carottes en cas de constipation.
Il est possible d’utiliser des légumes surgelés dont la qualité est au moins égale à celle des “ produits frais ” de la grande distribution. Les légumes du potager familial restent une bonne solution, à condition que leur culture soit réalisée en limitant l’usage des pesticides et des engrais, volontiers exagérément utilisés en culture domestique, et que leur durée de conservation soit limitée.
Il est conseillé d’ajouter une noisette de beurre cru ou une cuillère à café d’huile végétale crue dans les légumes : soit en alternance : colza, tournesol, noix, soja, maïs, olive, etc, soit un mélange d’huiles végétales.

avec 20 g. de viande (en évitant les abats, et la charcuterie à l’exception du jambon cuit découenné), soit 4 cuillères à café de viande mixée ou 20 g. de poisson (frais ou surgelé, non pané), soit 4 cuillères à café de poisson mixé
ou œuf cuit dur (jaune et blanc) .

et un dessert de fruits crus en utilisant des fruits bien mûrs, écrasés ou mixés, sans sucre ajouté. Il est préférable de proposer un seul fruit par jour afin que l’enfant apprenne le goût particulier de chaque fruit.

L’enfant peut commencer à manger des morceaux (de légumes, de fruits, de fromage), à condition qu’il les prenne lui-même avec ses doigts dans une petite assiette (il les refusera habituellement si on les mélange avec la nourriture mixée, ou si l’on veut lui donner les morceaux dans une cuillère).

2/ soit un “ petit pot ” de 230 ou 250 g. légumes-viande, ou légumes-poisson ou “ petit plat bébé ”
et un “ petit pot ” de 130 g. de fruits.

Il est nécessaire de respecter les goûts et l’appétit de l’enfant.

A 16 heures :

1 laitage “ bébé ” (yaourt, petits suisses, crème dessert : spéciaux « bébé »), les laitages « bébé » sont préférables aux autres laitages car leur teneur en protéines est réduite, et ils sont enrichis en fer, acides gras essentiels et vitamines.

complété éventuellement par un biscuit (boudoir, biscuit à la cuillère, langue de chat, ) ou une croûte de pain.

Le soir
soit un biberon de lait avec 1 à 2 cuillères à soupe de “ farine ” ou “ céréales ” 2e âge (avec gluten)
soit un biberon de soupe avec 5 mesures de lait,
soit des légumes à la cuillère avec éventuellement un peu de fromage râpé, et un biberon de 150 ml de lait (5 mes.)
soit des céréales avec du lait 2e âge : floraline*, petites pâtes, vermicelles, perles du Japon*, tapioca, etc.

et un “ petit pot ” de fruits, ou une compote de fruits “ maison ” en utilisant des fruits bien mûrs, cuits et mixés, sans sucre ajouté si possible.


AU DELÀ DE 1 AN : ALIMENTATION DIVERSIFIÉE

C'est une période de transition entre le alimentation du petit nourrisson et celle de l'adulte ; ce n'est pas parce qu'il peut manger presque tout qu'il faut lui donner tout et n'importe quoi. Il faut se rappeler qu'il risque de garder toute sa vie ces mauvaises habitudes alimentaires qu'on lui aura données durant cette période.

Remplacer le lait 2e âge par du lait “ croissance ”. Il est conseillé d’utiliser ce type de lait jusqu’à 3 ans (ou même 5 ans).
Une quantité quotidienne de 500 ml de lait est souhaitable.
Il est cependant préférable de ne pas dépasser 800 ml par jour de lait + équivalents pour limiter l’excès d’apport de protéines.
Si votre enfant refuse le lait ou les laitages, essayer de lui apporter le calcium sous forme "concentrée" ; souvenez-vous que la quantité de calcium nécessaire à sa croissance journalière est apportée par : 500 ml de lait ou 750 g de fromage frais et ... 50 g d' Emmenthal ! ! !
Il faut lui donner un petit déjeuner consistant ; pour l'écolier comme pour les adultes le petit déjeuner est un repas important trop souvent négligé en France. Un simple biberon de lait risque d' habituer votre enfant au petit déjeuner "Express". Essayer également de le "déshabituer" du biberon en lui proposant le lait à la tasse.

Limiter les protéines (autres que celles du lait et des laitages):
(Ne pas dépasser 30 g. de : viande + poisson + œuf, par jour ).
L'oeuf est un très bon aliment, vous pouvez en donner 2 à 3 fois semaine, sous toutes ses formes, même au plat si vous avez une poëlle permettant d'en faire sans matière grasse. Eviter les fritures. Ajouter des matières grasses végétales, crues de préférence, mais aussi du beurre en petite quantité (1 cuillère à café au repas de midi et du soir).

Tous les légumes peuvent être utilisés en dehors des légumes secs non mixés (après 18 mois). Tous les fruits peuvent être utilisés.Il n' y pas de minimum ou de maximum à respecter.

Proposer des sucres complexes (céréales ou féculents) à chaque repas.
Le pain est un très bon aliment qui doit avoir sa place dans l'alimentation des enfants, au petit déjeuner, au goûter. Préférer le pain blanc ou le pain de campagne.

Eviter le “ grignotage ” entre les repas.

Ne proposer que de l’eau pure comme boisson.

Limiter le sucre et les sucreries, le sirop et les sodas.

Vers l’âge de 2 ans, les besoins alimentaires diminuent et l’appétit peut devenir capricieux : c’est la période d’opposition. Il est important de maintenir la règle des 4 repas, sans forcer.
Entre un an et trois ans il faut favoriser la découverte de nouveaux goûts, de nouvelles saveurs, de nouvelles textures…Après trois ans peut commencer la néophobie : c’est la peur de goûter des aliments nouveaux

Et éviter les aliments qu'il pourrait facilement avaler de travers (petits pois et maïs non écrasés) ou se coincer dans la glotte (grains de raisins non coupés)(voir rubique accident).

VITAMINE D, FLUOR et VITAMINE K

Supplémentation en vitamine D

Chez les femmes qui n’ont pas bénéficié d’une supplémentation de 400 à 500 U.I. par jour, l’apport de vitamine D au 3e trimestre de grossesse est très important pour le métabolisme calcique du bébé à naître : 80 000 ou 100 000 UI au 6e et / ou au 7e mois sont recommandées.
Les apports conseillés en vitamine D sont de 800 à 1000 U.I. par jour, après la naissance.
Le lait maternel contient peu de vitamine D, environ 25 à 70 U.I. / litre.
La supplémentation en vitamine D des laits infantiles (circulaire de septembre 1992) apporte 400 à 600 unités par litre de lait. Cependant les apports de vitamine D par ce type de lait et les laitages-bébé ne sont pas suffisants : un apport supplémentaire, sous forme de gouttes ou d’ampoules, s’avère nécessaire.
Chez les bébés nourris avec un lait infantile : 400 à 800 U.I. par jour sont suffisantes, alors que chez les bébés nourris au sein il est préférable de proposer 800 à 1000 U.I. par jour. Il faut augmenter cette prescription chez les prématurés. Pendant la première année, un apport journalier est préférable à un apport trimestriel de 80 000 ou 100 000 U.I.

Supplémentation en fluor

Le fluor intervient dans le métabolisme des os et des dents : il joue un rôle préventif contre la survenue de la carie dentaire en renforçant l’émail, mais son apport excessif peut être responsable de fluorose qui se manifeste par des taches.
La supplémentation en fluor avant la naissance ne présente aucun intérêt pour le bébé.
L’intérêt d’un apport de fluor dans les six premiers mois de vie a été récemment controversé aux USA, mais la supplémentation fluorée reste conseillée en France, car elle ne présente pas de toxicité aux doses recommandées (0,25 mg par jour). En France, la carie dentaire reste un problème d’actualité, alors que la fluorose est rare.
L’intérêt d’un apport de fluor après six mois est indiscutable, surtout s’il existe un risque carieux important, mais il ne doit pas être excessif. Pour comptabiliser l’apport de fluor, il faut tenir compte :
- du fluor contenu dans les eaux minérales, les eaux de source et l’eau du robinet. (Evian : 0,12 mg/l, Volvic : 0, 24 mg/l, Contrex : 0, 32 mg/l, Badoit : 1,3 mg/l, WattWiller : 2,1 mg/l, Saint Amand : 2,1 mg/l, Saint Yorre : 9 mg/l). Depuis 2001 les factures d’eau doivent préciser la composition de l’eau et la teneur en fluor. Au-delà de 0,3 mg/l, la supplémentation sous forme de gouttes ou de comprimés doit être limitée, et n’est pas indiquée au-delà de 0,6 mg/l. - du fluor contenu dans le dentifrice, car on estime que l’enfant avale la moitié du dentifrice utilisé. La concentration en fluor des dentifrices varie de 250 à 2500 p.p.m. même pour des dentifrices destinés aux enfants (pour ceux-ci, la concentration fluorée ne devrait pas dépasser 450 p.p.m.)
- du fluor contenu dans le sel de cuisine. Le sel utilisé pour la cuisine dans les collectivités n’est pas fluoré.

La dose prophylactique optimale est de 0,05 mg de fluor par kg/jour, sans dépasser 1 mg/jour, tout apport fluoré confondu.

Supplémentation en vitamine K

La vitamine K qui permet la synthèse de facteurs de coagulation du sang est insuffisamment synthétisée par le nouveau-né. Pour éviter la maladie hémorragique du nouveau-né, il est conseillé d’administrer 2 mg de vitamine K au moment de la naissance et au 3e jour de vie.
Alors que la supplémentation des laits infantiles en vitamine K est suffisante, celle ci se trouve en quantité insuffisante dans le lait maternel. Pour les bébés allaités par leur mère, il est admis de prolonger cette vitaminothérapie à raison de 2 mg per os, par semaine, pendant 6 semaines pour certains, ou pendant toute la durée de l’allaitement maternel exclusif pour d’autres.

Mercredi 3 Septembre 2003
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