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ABCDAIRE DES VACCINATIONSQuel délai entre 2 injections? la conservation des vaccins? le Priorix? la diphtérie c'est quoi? etc.. autant de questions auxquelles, j'espère, vous trouverez une réponse.
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z A ALLERGIE La seule contre-indication (relative) chez l’enfant allergique est la réaction allergique sévère au blanc d’oeuf pour les vaccins grippaux et fièvre jaune. Un test allergique positif sans aucune réaction grave, ne contre-indique pas le vaccin. L’eczéma n’est une contre-indication à aucun vaccin. ASSOCIATION DE VACCINS La plupart des vaccins sont déjà associés dans la même seringue (Infanrix, Priorix, ROR , Pentavac etc ..). On peut également faire le même jour, deux voire trois vaccins en même temps à des endroits différents. Je préfére, quand cela est possible, faire un maximum de vaccins en une seule séance, plutôt que faire un seul vaccin à chaque consultation. B BCG Ce vaccin n'est plus obligatoire, même s'il reste recommandé, en particulier chez certaines populations à risque (essentiellement les migrants issus de régions à risque). Les complications locales du nouveau vaccin ("abcès") sont fréquentes, et surviennent environ 3 à 4 semaines après la piqûre.. Il n'y a rien d'autre à faire que de mettre un pansement sec. C CONSERVATION Les vaccins doivent être conservés à une température entre 4 et 8 °C. Si cette température est respectée (à vérifier?), ils peuvent être conservés jusqu’à la date de péremption (il en est de même pour les aliments ...) Ces dates permettent une conservaion de plusieurs mois, voire années. Pour ce qui est du transport : pour tous ces vaccins, il est conseillé de les utiliser le plus rapidement possible après la sortie du réfrigérateur. La plupart peuvent supporter une température jusqu’à 25°C pendant plusieurs jours voire semaines. COQUELUCHE La coqueluche se caractérise par des quintes de toux prolongées pouvant aboutir à l’asphyxie. L’agent pathogène de la coqueluche est très répandu, notamment dans les écoles, les jardins d’enfants et les crèches. C’est une maladie extrêmement contagieuse qui, surtout chez les nourrissons, peut être très dangereuse car susceptible d’entraîner des complications graves (pneumonie, convulsions, lésions cérébrales irréversibles), voire la mort. Heureusement, grâce à la vaccination, il est possible d’éviter la coqueluche chez les enfants ou, du moins, de fortement l’atténuer. Dix enfants sont décédés de coqueluche en France en 2000. Les petits nourrissons sont les plus gravement atteints d’où la nécessité de les protéger dès 2 mois. Les anciens vaccins “à germe entier” (Tetracoq®, Pentacoq®) pouvaient être mal supportés, en particulier chez le grand enfant; les injections de rappel n’étaient alors pas conseillées. Les nouveaux vaccin, dit ”acellulaires” sont mieux tolérés et permettent d’administrer des doses de rappel aux enfants entre 11 et 13 ans et aux adultes. Ces nouveaux vaccins comprenant le vaccin coqueluche acellulaire sont : Tetravac®, , Pentavac®, Infanrix tetra®, Infanrix quinta®, Repevax® Il ne faut pas hésiter, vous les parents, à vous refaire vacciner avec les nouveaux vaccins adaptés à l'adulte qui associent la coqueluche avec le DTP. Même si vous avez eu un rappel DTP il y a 2 ans, ça peut vous protéger contre la coqueluche (et c'est pas marrant chez l'adulte) et aussi protéger vos bambins. D DÉLAIS Il n’y a aucun délai à partir duquel il faudra reprendre à zéro la vaccination. Il y a, par contre des délais minimaux à respecter entre deux vaccins identiques (le plus souvent c’est 28 jours minimum entre deux injections). Pour les premiers vaccins, le calendrier vaccinal français préconise : 2-3-4 mois; nombreux sont ceux qui suivent le schéma 2-4-6 mois. Il n’y a pas de délai à respecter entre 2 vaccins différents sauf s’il s’agit de vaccins viraux vivants. DIPHTÉRIE La diphtérie commence par une simple angine, mais peut très vite mettre la vie en danger. Dans la gorge se forment des membranes qui envahissent les voies respiratoires et rendent la respiration difficile, voire impossible. Contrairement à ce que l’on entend souvent dire, la diphtérie n’est pas vaincue: en Europe, elle est réapparue dans plusieurs pays de l’Est, en raison d’une baisse de la couverture vaccinale. Il est important de se faire vacciner régulièrement afin de rester protégé. Le dernier cas recensé en France date de octobre 2003, et il est Seine et Marnais! (le précédent remontait à 1989). Les principaux vaccins comprenant la diphtérie sont : DT Polio® (il n'existe plus..), Tetracoq®, Tetravac®, Pentacoq®, Pentavac®, Infanrix tetra®, Infanrix quinta®, Infanrix hexa®, Revaxis® DOULEUR La vaccination fait-elle mal ? vaste problème. Certaines vaccinations font mal par le produit injecté, c’est le cas du Prevenar, ou par la technique (les intra-dermiques : BCG, IDR). Il faut distinguer deux types de douleur: - celle de la piqûre, immédiate et brève - celle survenant dans les heures qui suivent, souvent moins “spectaculaires” mais souvent plus durables et plus gênantes. Je conseillais de donner du Doliprane en préventif pendant 48h, il semble que ce ne soit pas une bonne idée car ça diminuerait l'efficacité du vaccin (et, par ailleurs, l'efficacité d'une telle mesure n'a jamais été prouvé). Il es, par contre, recommandé de donner du Doliprane si l'enfant est incofortable (douleur, fièvre mal tolérée). Comment prévenir la douleur ? - le site d'injection ? certains piquent dans la fesse, dans le gras, allant à l’encontre des recommandations (regarder la notice du vaccin). Il est sûr que la piqûre elle-même fait moins mal quand on pique dans le “gras”. Pour que la vaccination “prenne bien”, il faut, pour la plupart d’entre elles qu’ells soient éffectuées au plus profond du muscle (cuisse avant 2 ans, deltoïde après), la fesse est un mauvais endroit. D’autre part il est recommandé le couchage des nourrissons sur le dos, donc sur les fesses.... et c’est justement à cet endroit qu’il aura eu la piqûre qui n’a pas fait mal (au cabinet ..). Enfin, chaque année, des nourrissons ont une paralysie de la jambe par lésion du nerf sciatique du fait d’injections dans la fesse faites au bon endroit (par diffusion du produit). - faire téter, les sein, un biberon d’eau sucrée de lait ..? ça peut être efficace les premiers mois. - le froid: il semble que l'application de froid avant la piqûre soit aussi efficace que la crème EMLA. Je le fais désormais. - et la pommade EMLA? Oui c’est recommandé. Peu d’études ont été faites, l’efficacité relative. Quand elle a été commercialisé (il y a près de 10 ans) je faisais toutes les vaccinations sous EMLA. J’ai arrêté car: . l’EMLA n’est efficace que pour une profondeur de maximum 5 mm, pour la peau, non pour le muscle. . le retrait du patch peut être douloureux chez le tout petit à la peau fragile. . le patch est souvent mal mis, même quand c’est expliqué. . le patch est parfois mis alors que la vaccination ne sera pas faite (délai non respecté, enfant malade etc ..) . il n’a pas été prouvé que l’EMLA était plus efficace que les méthodes de distraction quand l’âge le permettait. Je suis pourtant un fervent de l’EMLA pour les ponctions veineuses, les injections intra-dermiques (BCG, IDR) etc .. Je pense qu’il faut privilégier la douleur post-vaccinale à la douleur du geste lui même. DT Polio On le faisait classiquement vers 6 ans. On peut le remplacer par le Revaxis, l'Infanrix tétra ou le Tetravac. . E ECZÉMA Ne contre-indique aucun vaccin. F G GRIPPE Qui vacciner ? Les recommandations françaises concernent les personnes âgées de plus de 65 ans, celles (enfants compris) atteints de maladie chronique, les personnels de santé et celles en contact avec des personnes à risque. Les recommandations US sont plus larges et ajoutent à la liste précédente la vaccination de tous les enfants sains âgés de 6 mois à 5 ans, les personnes ayant un contact étroit avec ces enfants (donc les parents, frères et sœurs, nourrice etc .. en particulier s’il y a un enfant de moins de 6 mois, trop jeune pour être vacciné) et les femmes qui « risqueraient » d’être enceintes au cours de l’épidémie.. Je suis en accord avec ces recommandations. Oui, il faut vacciner les enfants ayant une maladie chronique : asthmatique, diabétique, cardiaque, ancien prématuré ayant eu des problèmes respiratoires à la naissance etc etc .. Mais pourquoi vacciner l’ enfant sain ? - la grippe est un facteur de risque d’hospitalisation chez l’enfant de moins de 5 ans et surtout avant 2 ans (pneumonie, bronchiolite, laryngite, convulsions fébriles ..). Les enfants de moins de 2 ans sont aussi à risque que les personnes de plus de 65 ans ! - elle favorise les otites - elle prédispose aux infections bactériennes (pneumonies, méningites..) - la vaccination de l’enfant limite la propagation du virus et en particulier chez les personnes à risque (personnes âgées, femmes enceintes ..) - l’efficacité est bonne, mais pas de 100% ! et, même sans complication, la grippe, on peut s’en passer…. Quand vacciner ? Les épidémies de grippe, en France, commencent entre octobre et janvier et durent en général 3 à 4 mois. Il vaut mieux être protégé avant, le plus tôt possible dès que le vaccin est commercialisé. L'immunité procurée est de 6 à 12 mois; elle est acquise 2 à 3 semaines après la vaccination. . Comment vacciner ? Un vaccin administrable par voie nasale, à partir de 5 ans, est commercialisé aux Etats Unis depuis deux ans. En France, seul existe le vaccin injectable : 2 injections à 1 mois d’intervalle pour les enfants de moins de 9 ans qui n’ont jamais été vacciné (ou qui n’ont jamais eu la grippe), une seule injection pour les autres. En pratique Si vous le désirez, je vous fais les ordonnances (certaines mutuelles le remboursent) et vous me téléphonez pour faire le vaccin entre deux consultations. H HAEMOPHILUS INFLUENZAE Les maladies à Haemophilus influenzae sérotype b (Hib): Hib est une bactérie qui colonise le nez et le pharynx des nourrissons et des petits enfants. Quand elle arrive dans le sang avant que l’enfant ait construit ses défenses, c’est-à- dire normalement avant l’âge de cinq ans, elle peut provoquer des méningites graves ou des infections des os et des articulations, qui nécessitent, pour leur traitement, plusieurs semaines d’hospitalisation. L’épiglottite,atteinte de l’épiglotte (c’est au fond de la gorge, et quand elle gonfle elle gêne la respiration) risque de mettre la vie en danger. Depuis 1993, la vaccination est généralisée en France. Avant cette date il y avait chaque année environ 1000 cas d’infections sévères à Hib dont environ 700 méningites. Les principaux vaccins comprenant l’Hib sont : Pentacoq®, Pentavac®, Hexavac®, Infanrix tetra®, Infanrix quinta®, Infanrix hexa® HÉPATITE A L’hépatite A est une maladie, parfois grave, du foie causée par le virus de l’hépatite A (VHA). Ce virus est présent dans les selles d’une personne contaminée. Le virus se propage généralement par contact physique et parfois l’absorption d’aliments ou d’eau contaminée par le VHA. L’hépatite A peut entraîner : . des symptômes légers, type grippe . un jaunisse (peau et yeux jaunes) . des douleurs abdominales, parfois intenses, et des diarrhées importantes. Elle peut passer inaperçue mais aussi, dans de rares cas, être mortelle. Les principaux vaccins comprenant l’hépatite A sont : Havrix®, Twinrix® HÉPATITE B L’hépatite B est une maladie infectieuse grave, due à un virus qui s’attaque préférentiellement au foie. L’atteinte hépatique se manifeste notamment par une coloration jaune de la peau, d’où le nom de jaunisse également donné à cette maladie. Elle se transmet avant tout par les rapports sexuels non protégés et par le contact avec le sang (injections de drogues, tatouage, exposition professionnelle à du sang ou à d’autres liquides corporels). Elle peut aussi se transmettre de la mère à l’enfant à la naissance. Ces modes de contamination particuliers pourraient quasiment disparaître si tous les adolescents étaient vaccinés contre l’hépatite B. Les enfants infectés à la naissance courent un grand risque d’ être porteurs de virus qui se multiplient toute leur vie durant, et donc de contaminer d’autres personnes. Parmi les sujets atteints, 5 à 10% développent une maladie chronique durablement contagieuse, mais beaucoup ignorent qu’ils sont porteurs du virus et donc contagieux. Le virus peut rester très longtemps dans l’organisme et léser le foie, entraînant une cirrhose ou un cancer. La vaccination offre une très bonne protection durable, voire définitive. Les principaux vaccins comprenant l’hépatite B sont : Hb Vax pro®,GenHevac B®, Engerix B10®, Engerix B20®, Twinrix®, Hexavac® I IDR = intra-dermo réaction, c’est la technique de référence des tests tuberculiniques (voir ce terme). Comme pour le vaccin BCG intra-dermique, on injecte avec une petite aiguille, sur la face antérieure de l’avant-bras (entre le pli du coude et le poignet, là où il n’y a pas de poils), une petite quantité (0,1 ml) de tuberculine (Tubertest®, anciennement Tuberculine purifiée®). Si la réaction est positive,, l’ induration, mesurée 72 heures plus tard par le médecin, doit être d’au moins 5 mm. L’injection intra-dermique est délicate et douloureuse, la pose d’un patch EMLA une heure et demie avant la piqûre, est efficace pour atténuer la douleur. INFANRIX TETRA Vaccin (GSK) comprenant Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Polio. Ce vaccin est conseillé actuellement en rappel entre 11 et 13 ans. Les réactions secondaires : Très fréquents (? 10 %) : Réactions locales : douleur, érythème (rougeur), œdème (gonflement) au point d'injection. Réactions générales : fièvre, céphalées, malaise. Fréquents (? 1 % et < 10 %) : nausées, vomissements, diarrhée, perte d'appétit, somnolence, irritabilité. Peu fréquents (? 0,1 % et < 1 %) : asthénie, agitation, prurit (=démangeaisons), lymphadénopathie (ganglions). Ces signes et symptômes ont été généralement constatés dans les 48 heures suivant la vaccination et ont été pour la plupart légers à modérés et d'évolution spontanément favorable. Des réactions allergiques, comprenant des réactions anaphylactoïdes, ont été très rarement décrites avec les vaccins contenant les valences DTCa au cours de la surveillance postmarketing.” Je vous conseille de donner systématiquement du paracétamol (Doliprane, Efferalgan etc ..) durant les premières 48 h afin de minimiser ces réactions d’inconfort. INFANRIX QUINTA Vaccin (GSK) comprenant Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Polio, Haemophilus B. Ce vaccin est conseillé actuellement à 2, 3, 4 mois avec un rappel entre 16 et 18 mois. Il faut minimum 28 jours entre 2 injections. Il n’ y a pas de problèmes si l’intervalle est plus long (la majorité des pays conseille le vaccin à 2,4 et 6 mois). Il doit être pratiqué dans la cuisse. Les réactions le plus souvent rapportées ont été des réactions locales à type de douleur, érythème (rougeur), œdème (gonflement). Les réactions générales sollicitées rapportées ont été des réactions à type de fièvre (exceptionnellement ? 39,5 °C), cris inhabituels, vomissements, diarrhées, anorexie et agitation. Une nervosité a également été rapportée. Lors de l'administration de vaccins contenant la valence Haemophilus type b, des réactions œdémateuses des membres inférieurs ont été rapportées. Il s'agit d'un œdème avec cyanose ou purpura fugace atteignant tout le membre vacciné et quelquefois le membre controlatéral, apparaissant dans les heures suivant la vaccination, pouvant durer plusieurs heures et disparaissant spontanément sans séquelles. Ces réactions s'accompagnent quelquefois de fièvre, de douleur et de pleurs. Je vous conseille de donner systématiquement du paracétamol (Doliprane, Efferalgan etc ..) durant les premières 48 h afin de minimiser ces réactions d’inconfort. INFANRIX HEXA Il est commercialisé, plus ou moins conseillé car toujours pas remboursé ... (il faut sortir les sous). C’est comme le quinta mais avec l’hépatite B en plus. Il n’y a que 2 injections initiales (par exemple à 2 et 4 mois) et un rappel entre 16 et 18 mois. Entre les 2 injections de l’hexa, on fera un quinta. Les effets secondaires rapportés sont : Très fréquents : Réactions locales : douleur, rougeur, œdème au point d'injection. Réactions générales : perte d'appétit, fièvre, somnolence, irritabilité. Fréquents : réaction au point d'injection, cris inhabituels, agitation, infection virale, infection des voies respiratoires supérieures, bronchite, conjonctivite, toux, rhinite. Rares : dermatite, fatigue, douleur abdominale, diarrhée, entérite, gastro-entérite, vomissements, somnolence, infection, otite moyenne, eczéma, constipation. Très rares : convulsions, réactions allergiques. Je vous conseille de donner systématiquement du paracétamol (Doliprane, Efferalgan etc ..) durant les premières 48 h afin de minimiser ces réactions d’inconfort. INFANRIX TETRA Vaccin (GSK) comprenant Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Polio, . Indiqué pour le rappel des 11-13 ans. Les réactions sont les mêmes que pour le Quinta J K L LABORATOIRES Excepté pour certains vaccins, comme le Prevenar, pour lequel un seul laboratoire le commercialise, la plupart des vaccins existent sous “deux marques” (comme Pepsi et Coca). Les 2 gros concurrents sont : Glaxo-SmithKline-Beecham,à ma gauche et Aventis-Pasteur MSD à ma droite. Le combat est rude (les intérêts financiers énormes), chacun a de bons arguments, mais aucune autorité ne se permet de dire que l’un est meilleur que l’autre.... Actuellement (ça peut changer), je préfére les GSK. M MENINGOCOQUE C MONOTEST Bague, contenant 9 petits pics, que l’on appliquait sur la face antérieure de l’avant-bras. C'était une alternative, pour les enfants de moins de 3 ans, à l'IDR afin de vérifier si l'enfant était immunisé contre la tuberculose.Il n'existe plus. N O OREILLONS Les oreillons se caractérisent par une atteinte des glandes salivaires. Ils peuvent entraîner une méningite virale nécessitant très souvent une hospitalisation. Parfois, ils touchent aussi le pancréas ou, de manière très douloureuse, les testicules, mais n’entraînent que très rarement la stérilité. Les principaux vaccins comprenant les oreillons sont : ROR Vax®, Priorix® P PENTACOQ Vaccin (Aventis-Pasteur MSD) comprenant Diphtérie, Tétanos, Coqueluche (entier), Polio, Haemophilus B. Je ne le fais plus, il contient “l’ancien” coqueluche. PENTAVAC Vaccin (Aventis-Pasteur MSD) comprenant Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Polio, Haemophilus B. Concurrent le l’Infanrix quinta, mêmes réactions secondaires potentielles, mêmes indications. PNEUMOCOQUE POLIOMYÉLITE Le virus de la poliomyélite (paralysie infantile), qui ne se trouve que chez l’homme, s’attaque au système nerveux en provoquant un affaiblissement ou une paralysie définitive des muscles. Grâce à une vaccination conséquente, la maladie n’a pas été observée enFrance depuis 1989 et elle disparaît peu à peu dans tous les pays du monde qui veillent à ce que la couverture vaccinale soit suffisante. Ce dangereux virus peut cependant s’introduire dans une population bien vaccinée et entraîner l’apparition de cas de poliomyélite dans des groupes non vaccinés. Les principaux vaccins comprenant le tétanos sont : DT Polio®, Tetracoq®, Tetravac®, Pentacoq®, Pentavac®, Hexavac®, Infanrix tetra®, Infanrix quinta®, Infanrix hexa®, Revaxis® PREVENAR Vaccin contre le pleumocoque, remboursé depuis décembre 2002. Ce vaccin protège bien contre la majorité des infections graves dues au pneumocoque; il est moins efficace pour prévenir les otites. Nourrissons de moins de 6 mois : 3 doses, la 1 re dose étant généralement administrée à l'âge de 2 mois et avec un intervalle d'au moins un mois entre les doses. Une 4e dose est recommandée au cours de la deuxième année de vie. Nourrissons âgés de 7 à 11 mois : 2 doses, avec un intervalle d'au moins un mois entre les doses. Une 3e dose est recommandée au cours de la 2 e année de vie. Enfants âgés de 12 à 23 mois : 2 doses, avec un intervalle d'au moins 2 mois entre les doses. L'utilité d'une dose de rappel à la suite de ces schémas vaccinaux n'a pas été établie. Les principaux effets indésirables sont : - perte d'appétit, vomissement, diarrhée. - réactions au site d'injection (par exemple érythème, induration/tuméfaction, douleur/sensibilité) ; fièvre ? 38 °C, irritabilité, somnolence, sommeil agité. - tuméfaction/induration au site d'injection et érythème > 2,4 cm, sensibilité gênant les mouvements, fièvre > 39 °C. L’injection est douloureuse. Je vous conseille de donner systématiquement du paracétamol (Doliprane, Efferalgan etc ..) durant les premières 48 h afin de minimiser ces réactions d’inconfort. PRIORIX Vaccin vivant atténué contre la rougeole, rubéole, oreillons. Il est recommandé de faire 2 injections avant l’âge de 2 ans; la première vers 12 à 15 mois (dès 9 mois chez le nourrisson en crèche), la deuxième au plus tôt 3 mois plus tard (entre 12 et 15 mois si la première injection a été faite à 9 mois, sinon entre 3 et 6 ans). L'important est que l'enfant reçoive ses 2 injections, même si c'est après 2 ou 6 ans. Pour les enfants qui n'ont pas eu la varicelle et qui ne sont vacciné contre la varicelle, je conseille d'attendre l'arrivée du Priorix Tetra pour faire la deuxième injection. Ce vaccin peut entraîner une fois sur six, des réactions importantes avec une fièvre élevée, une toux, malaise général, rhinite, et éruption de plaques rouges, troubles digestifs (diarrhée, vomissements). On peut noter également des douleurs articulaires, une parotidite (gonflement des parotides, comme dans les oreillons). Ces réactions surviennent entre 5 et 14 jours après la piqûre, le plus souvent vers le 8°-10° jour. Il vaut mieux éviter de vacciner durant les grandes périodes épidémiques hivernales de grippe, bronchiolite etc.. et lors des fortes chaleurs. PRIORIX TETRA C'est le Priorix plus le vaccin contre la varicelle. On l'attend avec impatience en France. Q R REPEVAX Equivalent du DTCoq Polio, conçu pour l'adulte A faire pour les adultes à la place du DTP afin de mieux les protéger (et leurs enfants) contre la coqueluche. REVAXIS Equivalent du DT Polio, initialement conçu pour l'adulte (la partie diphtérie est mieux adaptée). Il remplaçait le DTPolio quand ce dernier était en manque (pour l'injection de rappel à 6 ans, ou à 11-13 ans). ROR VAX Equivalent du Priorix chez le concurrent (Aventis) ROUGEOLE La rougeole commence comme un refroidissement, suivi de fièvre et d’une éruption caractéristique. Extrêmement contagieuse, elle était très fréquente autrefois, et, de ce fait, on ne la craint pas beaucoup. Elle peut pourtant être plus dangereuse qu’on ne le croit généralement. Une pneumonie, une otite, des convulsions ou une encéphalite pouvant devenir chronique compliquent parfois son évolution. Une épidémie de rougeole vient de sévir en Suisse et en Italie. Aujourd’hui encore, des enfants meurent de la rougeole, même chez nous. En Suisse l'épidémie vient d'^tre interrompue (octobre 2003) après plus de 674 cas et 12,6% de complications, dont 3 encéphalites (infections du cerveau), 2 myocardites (infections du coeur), 21 pneumonies (infections des poumons), etc. Cette épidémie pourrait redémarrer : l’épidémie qui avait fait plus de 40 000 cas en Italie (16 encéphalites, 4 décès) entre mars et juin 2002 a reflambé entre janvier et mai 2003, avec plus de 1 200 cas dans les mêmes régions que celles touchées en 2002 ! Les principaux vaccins comprenant la rougeole sont : ROR Vax®, Priorix®, Rouvax® ROUVAX Vaccin contre la rougeole. Il n’y a pas grand intérêt de le faire isolément, autant l’associer à la rubéole et oreillons (ROR Vax®, Priorix®). RUBÉOLE La rubéole se manifeste par une fièvre discrète, un gonflement des ganglions lymphatiques au niveau du cou, des douleurs dans les articulations et une éruption caractérisée par des petites taches rouge clair. La rubéole en elle-même est généralement une maladie bénigne. Mais elle peut être très dangereuse pour les femmes enceintes, car elle risque de tuer le foetus ou bien, pendant les trois premiers mois de la grossesse, de provoquer chez l’enfant d’importantes malformations cardiaques et cérébrales, ou de le rendre aveugle et sourd. Parmi les sources fréquentes d’épidémie de rubéole, on trouve l’école de recrues, mais aussi les manifestations où des jeunes se retrouvent confinés dans un espace réduit (festivals par exemple). En 2000 il a été dénombré 63 cas d’infections rubéoleuses touchant la femme enceinte et 8 rubéoles congénitales malformatives. Les principaux vaccins comprenant la rubéole sont : ROR Vax®, Priorix®, Rudivax® S T TESTS TUBERCULINIQUES C'est Tubertest® (le Monovax® a disparu), c’est la “cutie” (il a viré sa cutie = il a attrapé la tuberculose). Il permet de vérifier si l’organisme a rencontré le bacille de la tuberculose (soit du fait d’une vaccination, soit après contact avec un malade tuberculeux). Il est conseillé de les faire avant de vacciner contre le BCG afin de s’assurer que l’enfant n’est pas porteur du bacille. Dans le cas contraire on ne pourrait interpréter ce test si l’enfant est suspect de tuberculose; le test est-il positif du fait de la vaccination ou d’un contact antérieur à cette vaccination? On doit légalement les faire avant toute vaccination par le BCG chez l’enfant de plus de 3 mois Depuis juin 2002 il n’est plus recommandé de les faire, comme par le passé, pour contrôler si le vaccin”a pris”. TÉTANOS Les bactéries à l’origine du tétanos se trouvent partout, dans le sol, la poussière, le fumier, etc. On peut attraper le tétanos par une simple blessure, même par une petite piqûre passée inaperçue. Après quelques jours, la toxine produite par les bactéries s’attaque aux nerfs et provoque des crampes musculaires douloureuses et dangereuses, qui peuvent bloquer la respiration et entraîner la mort malgré les meilleurs soins médicaux. La vaccination antitétanique est le seul moyen de se protéger contre cette maladie très dangereuse; elle est particulièrement efficace. Les principaux vaccins comprenant le tétanos sont : DT Polio®, Tetracoq®, Tetravac®, Pentacoq®, Pentavac®, Hexavac®, Infanrix tetra®, Infanrix quinta®, Repevax®, Revaxis® TETRACOQ Vaccin (Aventis Pasteur mérieux) comprenant Diphtérie, Tétanos, Coqueluche entier, Polio, Haemophilus B. N'a plus d'intérêt, remplacé par le Tetravac pour le rappel des 11-13 ans. TETRAVAC Acellulaire Vaccin (Aventis Pasteur Mérieux) comprenant Diphtérie, Tétanos, Coqueluche , Polio, Haemophilus B. Equivalent de l'Infanrix Tétra. TUBERTEST voir IDR TUBERCULOSE U V VARICELLE La varicelle est le plus souvent une maladie bénigne de l’enfant, mais pouvant être grave: - du fait de traitements inadaptés (voir les messages précédents) - chez le nouveau-né (premier mois de vie) - chez l’ immunodéprimé (patients sous chimiothérapie, corticoïdes, SIDA, déficit immunitaire..) - chez l’adulte (par rapport à l’enfant de 1 à 14 ans la létalité est multipliée par 8 chez les 15-24 ans, par 15 chez les 25-34 ans, par 34 chez les 35-44 ans et par 183 chez les 45-64 ans!) - chez la femme enceinte. Quand elle n’est pas grave, la varicelle est une maladie “gênante”, durant une dizaine de jours, occasionnant un inconfort (fatigue, démangeaisons, troubles du sommeil etc..) et un absentéisme scolaire et parental. Il existe des médicaments (Zovirax), qui, quand ils sont administrés dans les premières 48 heures peuvent “atténuer” les symptômes. Il existe, depuis peu en France, des vaccins: VARILRIX et VARIVAX (je serai plutôt pour le Varilrix, mais c’est un détail). Ceux-ci, ne sont pas, en théorie, remboursés pour tous (mais le Prevenar, vaccin contre le pneumocoque, n’ est lui aussi, en théorie, remboursé que dans certains indications..). Leur prix est d’environ 40 euros. Les effets secondaires possibles du vaccin sont des réactions locales (éruption) et générales (éruption, fièvre), une rhinopharyngite Le vaccin peut être fait à partir d’1 an. Il faudra faire 2 injections . Les recommandations “officielles” actuelles, en France, de la vaccination sont: - l’entourage de patients immunodéprimés - les professionnels de santé, l’ensemble des personnels en contact avec des jeunes enfants ou des sujets immunodéprimés - après une greffe d’organe chez l’enfant - chez les adultes sans antécédents de varicelle, dans les 3 jours qui suivent le contact d’une personne présentant la varicelle. (il est en effet prouvé, que le vaccin pouvait être efficace après un contact). De nombreux spécialistes français ne sont pas d’accord avec ces restrictions. Je propose de vacciner (chez ceux qui n’ont pas eu la varicelle), en plus des recomandations officielles : - les femmes en âge de procréer, ou qui viennent d’accoucher - les enfants qui ont une maladie pouvant les prédisposer aux complications : par exemple les asthmatiques, qui pourraient avoir besoin de cortisone en cas de crise (médicament à éviter en cas de varicelle) - les enfants dont la maman est enceinte ou qui vient d’accoucher - les enfants de plus de 11 ans - tous les enfants pour lequels un absentéisme scolaire ou un arrêt de travail des parents pourrait poser un problème. - et tous les autres... Il existe une alternative à ces indications élargies : vacciner dans les 3 jours qui suivent un contact. Vous, ou votre enfant, a rencontré un autre enfant ou adulte qui a la varicelle, le fait de faire le vaccin peut empêcher (ou atténuer) la maladie. On attend le vaccin combiné rougeole-oreillon-rubéole-varicelle qui est déjà commercialisé dans d'autres pays ( Priorix tetra®, Proquad®) VARILRIX Un des deux vaccins contre la varicelle. VARIVAX Un des deux vaccins contre la varicelle. W X Y Z A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z Vendredi 13 Octobre 2006
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